| Norbert's profileA LA VERTICALE DE...PhotosBlogLists | Help |
|
A LA VERTICALE DE...LE NORBUS MOUNTAIN BLOG : Citius-Altius-Norbus February 28 Montbrison, tour d'horizonMagnifique journée de ski de rando avec Rémi et Olivier. Nous avions dans l'idée de faire le tour des Tenailles de Montbrison en partant de Bouchier, mais c'était sans compter sur une difficulté inattendue: la piste en terre. Piste en terre tu parles! c'était une plaque de glace uniforme après 500m. Triple axel avec le break de Rémi et demi tour direction Prelles et le hameau des Andrieux. Prise de renseignements auprès d'un ancien du coin pour le départ qui nous dit: "t'as qu'à passer derrière la ferme"... Merci l'ancien. Nous choisissons de monter par la Blétonnée ce qui nous vaut une traversée du Riou Gros glissante et humide. Le sentier est raide mais pas trop, la forêt belle et aérée. Nous rejoignons le torrent de Combe Brune que nous suivons jusqu'au replat sous les Tenailles. En laissant de côté le tour des Tenailles nous privilégions la montée directe de la Combe Brune . La pente est douce, la neige par endroit soufflée peine à marquer sous nos carres. A l'approche de la partie raide à 35° il nous faut nous résoudre à mettre les couteaux... Une première pour certains. La pente est avalée facilement puis c'est la remontée des vallons supérieurs ludiques et ensolleillés. Un petit sommet entre la tête d'Amont et le Pic de Montbrison fera un objectif de choix tout en nous offrant un panorama superbe et des vues sur la Vallouise fantastiques. Très bon ski à la descente disons jusqu'à la côte 1800 puis la neige molle nous a permis de sortir des courbes acrobatiques. Plus bas il a fallu rajouter à la neige inconsistante une forêt pas si aérée que ça finalement... ski combat et retour à la voiture par derrière la ferme de l'ancien... un peu plus de 1500 m de dénivelé: Superbe! Rémi trace sous les Tenailles de Monbrison Au sortir de la partie médiane à 35°, des pentes douces très sympa en balcon sur le Briançonnais Un vallon supérieur presque ludique avec au second plan le Tenailles de Montbrison Rémi en termine, panorama à 360° avec ici en toile de fond le Queyras et la Font Sancte February 15 Les Béraudes sans partage... Une nouvelle fois les conditions nivologiques imposent la prudence. Le vent de ces derniers jours a fait sont travail. On trouve une
alternance de neige soufflée/croutée et de zones de dépôts en poudreuse
dense. Les corniches sont importantes sur les crêtes. Avec Nico, nous avons décidé de nous retrouver au Pont de l'Alpe, ce qui fait grosso modo 50/50 au niveau de nos trajets respectifs. A notre grande surprise, ce
n'est pas la foule, loin de là. Nous nous dirigeons vers le col des
Béraudes avec le secret espoir de tenter la Moulinière. A la
bifurcation du col de l'Aiguillette du Lauzet, qui a la préférence de
nombre des skieurs partis derrière nous, il n'y a plus de trace.
Manteau vierge donc sur tous les vallons supérieurs. Nous progressons
agréablement sur les longs vallonnements qui contournent la tête de la Cassille.
La trace à faire n'est pas pénible, on s'enfonce peu, l'itinéraire est évident, c'est l'occasion de laisser divaguer l'esprit. Arrivés dans le
cirque supérieur, il nous apparait clairement que les accumulations
dans le couloir de la Moulinère sont considérables, dominées de
surcroit par une corniche proéminente. Sagement nous optons pour la
crète des Béraudes au NW du Col. Une pente à 30°, un peu plus en haut, et petit couloir bien
sympathique nous permet de rejoindre le point 2901m. La descente est très correcte,
voire même excellente par endroits. Les vallons supérieurs sont absolument vierges de toutes traces que ce soit en direction du Grand Galibier ou versant Clarée, face à la sculpturale face sud de la Pointe des Cerces. Magnifique journée de ski tranquille dans les Cerces... -18°C ce matin, on est pas fâchés de rejoindre le soleil. Le Col des Béraudes est tout au fond, à gauche c'est la Moulinière et le sommet important à droite c'est la tête de la Cassille que nous allons contourner à la base. Ambiance cerces !!! Le massif des Écrins jamais très loin Au fond du vallon, s'en est fini des longues traversées. Une pause s'impose à la bifurcation de l'itinéraire de la face nord de la Cassille. Ressaut final, nico dans la trace toute neuve. Sur le fil de l'arête qui domine le col et le lac des Béraudes, gare aux Corniches. Nico en termine, le col des Béraudes est en contrebas sur la ligne de crète. La Pointe des Cerces et sa face sud... magnifiquement tentante ! Le couloir de la Moulinière à gauche semblait bien chargé. Nous lui avons préféré cette pente très sympathique. Le col des Béraudes est à droite (hors cadre) February 10 Mont Guillaume, versant NEParce que les conditions sont particulières, la nivologie peut-être douteuse, il est des jours ou l'on hésite en se demandant où diriger ses skis. Rétrospectivement, il est des jours comme ce dimanche 8 février où l'on se dit qu'on a vraiment fait le bon choix. Ce matin devant le petit déjeuner, je me demandais encore si j'opterai sagement pour la Ratelle (Crévoux) ou pour la Crète de l'Arpion (Mt Guillaume) qui me séduit tout particulièrement. Le cœur et l'envie l'emportent finalement et ce sera l'Arpion...enfin le croyais-je! La rencontre avec Olivier et Hélène au parking et le fait que nous ayons évolué ensemble dans cette longue partie en forêt a permis de nouer un projet commun : le Mont Guillaume. Très grosse trace en effet avec une collective CAF pour la commémoration de la "Widmann" jusqu'à la chapelle des Séyères. Ensuite... ensuite ce fut le grand blanc, des pentes vierges magnifiques et un itinéraire judicieux, naturel, vallonné qui mène au sommet du Mont guillaume. Une nivologie délicate avec un manteau complexe a pu nous faire hésiter lorsque les pentes se sont révélées les plus soutenues. Respecter les distances de sécurité, analyser en profondeur le manteau a permis de s'adapter aux exigences dictées par le terrain afin de progresser au mieux. Quelques précieuses minutes au sommet en pure contemplation et nous engageons la descente en grandes courbes voluptueuses, pratiquement non stop à travers la trouée qui rejoint le torrent de Sainte Marthe. Ces 1300m de dénivelés sont bien suffisants pour moi qui revient de convalescence pour soigner une hernie discale. Je laisse donc Olivier et Hélène repeauter et se lancer à nouveau vers les cîmes. Une rencontre bien sympathique, une journée superbe, et une reprise idéale comme j'aurais pu la rêver. Quelques photos ci-dessous en guise d'illustration: En arrivant à la chapelle des Séyères, beaucoup de monde pour la commémoration de la première en ski du Mont Guillaume par Widmann (1897) et un panorama splendide qui s'ouvre. Beaucoup moins de monde au dessus de la chapelle des Séyères. Hélène dans la trace à la sortie des pentes soutenues. En arrière plan les couloirs sud de la crête de l'Arpion sont fort tentant. Olivier à la trace A quelques mètres de la crête sommitale, poudreuse froide sur fond dur. Une neige beaucoup plus soufflée sur la partie sommitale et un panorama qui s'ouvre sur un horizon de crêtes ourlées de corniches. La Chapelle du Mont Guillaume Tour d'horizon avec le Morgon à gauche, le lac de Serre Ponçon et le gapençais en toile de fond. Sublime ! January 17 Retour tout doux aux affaires... Bientôt trois mois de montagne à la portion congrue, il était grand temps de remettre le couvert. Cette hernie aura au moins eu le mérite du repos et c'est déjà pas mal. Ya pas de raison, faut positiver!!! Ainsi donc, quoi de plus sympa qu'un retour "home sweet home" au cœur du vallon de Rif Bruyant. Laissant la foule se diriger au Coiro, nous nous rendons au col du Rocher du Lac qui domine le lac de Rif Bruyant. Un petit 1100 m de dénivelée ce sera très bien pour une reprise. Raquettes aux pieds, moral à bloc, andiamo... La cabane de Rif Bruyant fépacho ici ! Mon père, en attendant Nico qui arrive. Et ben oui, je n'ai pas trouvé d'autre moyen de locomotion en route pour le lac... céparlà !!! Le collu du Rocher du Lac, c'est bien beau ma foi ! le bloggeur en profite, tranquille, il goute ce moment avec délice. Nico en termine à son tour sur fond de vallon Guillaume et le col homonyne très haut perché. Il faut bien descendre à commencer par cette petite pente raide. Attention à la marche ! December 22 le Rallye des Crètes 2009 dans les traces...Hello à toutes et à tous, Le Rallye des Crètes du Grand Serre 5ème du nom se prépare activement. Le visuel de l'édition 2009 est sorti, la brochure de présentation et d'inscription est téléchargeable en ligne sur le blog spécifique de la course (lien ci-dessous) December 09 L'infirmerie affiche complet ! Hello, Hormis quelques belles petites virées, pas ou peu de sorties depuis le Coiro qui augurait pourtant de bien jolies choses pour cet hiver. Rétrospectivement il s'agit sans doute du meilleur début de saison depuis bien longtemps toute réserve faite de la dangerosité du manteau et de la prudence nécessaire. Oui mais voilà il me faut d'abord soigner une hernie discale lombaire. Repos et infiltration pour le moment en espérant retrouver les traces à ski et la glace en janvier... A toutes et tous je vous souhaite un excellent début de saison... Crévoux - Hiver 2008 November 11 Balade au CoiroL'obiou et le Mélézin de la cabane de la Dreyre. Valbonnais et le hameau du Péchal est déjà loin, alt 1550 m déjà 700m de gravis, plus que 900 m Sortie de la forêt sur fond d'Obiou (Yvon) Rochers du Barrioz au passage du col de la Pierre Luminet (2230 m) Combe de la Pisse, vallon de l'!infernet, changement d'ambiance vers les ruines de la Pierre Luminet (2239 m) Sortie à l'épaule 2537m, l'hiver s'est installé à cette altitude avec 10 à 25 cm de neige assez bien portante, pas une trace, que du bonheur. L'horizon dégagé sur le Dévoluy avant de rejoindre le sommet Sud à 2605 m et de traverser au Col du Coiro pour le casse croute. Panoramique face à l'Oisans avec l'Olan au centre et la Muzelle à Gauche. Toujours superbe ce sommet et très sauvage. November 01 Grimpe aux Toillies, vive le QueyrasLa Tête des Toillies (3172 m), très belle pointe à gauche sous le soleil depuis le sentier du col de Saint Véran et Le Pic de Caramentran sous le soleil à l'automne 2007 ! Sauf qu'on est à l'automne 2008: restes de neige fraiche, brouillard, givre et température frisant le zéro. Au moins on aura pu voir trois beaux lagopèdes tout blanc ! Quartz blanc ou givre ? eh bien c'est du givre ! De la belle escalade niveau 3/4 sans pression mais avec les gants, le bonnet et une petite couche de givre par endroits... gare à la glissade! Ze dalle en 4c, très joli sur le vide Guillaume, dernier coup de rein avant d'atteindre le sommet sur fond de Refuge et Lac de la Blanche. La croix au sommet de la Tête des Toillies à Cheval entre France et Italie Demoiselle de fée et de feu à Molines en Queyras. October 13 Du goût et des couleurs...Hello, WE en Beaufortain, plaisir immense de retrouver les amis, le salon des sites remarquables du goût et une montagne automnale superbe. Voici quelques images pour vous en persuader. Merci Patrick pour l'accueil... Les Carroz depuis Arêches, soleil couchant. Roselend, sa retenue artificielle, le Roc du Vent et le Mont Blanc Le Grand Mont depuis le lac Brassa, dernières linaigrettes Boudin où il faut ferrer les poules et où les chiens doivent s'asseoir pour aboyer Les "Versant du soleil" depuis le route du Mont September 19 Saute mouton aux AyesGénie des alpages! Combien de brebis y a-t-il dans cette photo? Attention un certain nombre de chèvres sont mélangées. Indice: les chèvres ont le pelage plus sombre. Le gagnant emporte un panier garni du Pays des Ecrins ou un morceau de Beaufort (au choix) et le droit exclusif d'écrire son propre article dans ce blog ! (Jeu sans obligation d'achat, l'auteur déclinant tout responsabilité en cas de pétage de plomb dans le comptage) Et hop ! en voilà un. September 10 Linaigrettes des CercesSamedi 6 septembre 08 - Le Grand Lac dans les Cercres face à la montagne des Agneaux avec de la neige fraiche et des linaigrettes au premier plan qui viennent fleurir les zones humides d'altitude. Pas de doute, voici septembre. August 25 Escale à BureDimanche 24 août 2008 Pic de Bure - Pilier Est, Voie Desmaison: TD+, 600m. Avec Thomas, Victor, Enguerran Voici le reportage en 10 images de la superbe ascension du Pic de Bure par la voie Desmaison avec Thomas, Victor et Eng. 19 Juillet 1995, 13 ans séparent ma première ascension de cette voie (photo bonus au bas de ce message). Quel plaisir immense de retrouver cette ligne d'exception, probablement l'une des plus belle voie des préalpes. En tout cas pour moi l'une des plus belle tout simplement. Le pilier Est en impose de n'importe quel point de vue. Étrave de calcaire élancée, effilée comme une lame d'épée, peut-être celle du roi Arthur justement, comme le clin d'œil du titre de ce message. Pas de couronnement pour ceux qui le gravisse mais simplement l'hommage et une pensée à un autre seigneur: René Desmaison, disparu en septembre 2007. Alpiniste et ouvreur de génie, dont on peut mesurer l'étendue de son talent à travers cet itinéraire en très bon rocher. Comme j'ai pu lire, il est rare qu'une voie d'escalade traverse presque 50 ans d'histoire (Sept 1961) sans prendre une ride est reste une référence. C'est le cas de cette voie du pilier Est. "Paire qui vole n'amasse pas mousse" pourrait être le dicton du jour. Cette fameuse "paire" il s'agit d'une dégaine échappée fort haut dans la voie, qui a rejoint le pierrier en ligne directe ! Le Pic de Bure, depuis la route du col de Noyer. A gauche le pilier Est. Le pilier Est très élancé et la voie Desmaison au plus près du fil qui exploite aux mieux le terrain Enguerran à la première longueur en 5. Belle mise en jambe dans ce dièdre vertical parfait en excellent rocher La seconde longueur, un 6C/AO conquis de haute lutte, avec le soleil levant qui éclaire le rocher. Instant magique. Victor à la sortie de la traversée aérienne en 5+ qui permet d'atteindre la seconde rampe Eng à l'attaque de la seconde rampe... magnifique longueur de 50 m. Thomas à la sortie de la seconde rampe (5+), dièdre exceptionnel en excellent rocher. Escalade jubilatoire plein gaz, à la verticale du pierrier. De la paroi du Pic de bure à l'Obiou au fond, d'un côté à l'autre du Dévoluy. Eng dans les longueurs de la moitié supérieure. Des passages moins soutenus, plus de vires et de couloirs où le rocher devient un peu moins bon. Toujours le plaisir de grimper dans un cadre grandiose sur un itinéraire très varié. Festival de corde tendue 7h30 de grimpe, du sommet le plateau, minéralité et impression lunaire: les grandes oreilles de l'observatoire du Pic du Bure branchées sur "fréquence supernova". Pas facile à trouver sur la bande FM. Photo bonus... 19 juillet 1995, dans le même pilier Est du Pic De Bure, René Lacombe au relais m'assure dans la traversée qui rejoint la seconde rampe. Relais plein gaz avec un bout de névé persistant. Salut amical ! August 06 Sunset, un dimanche soir sur la terre...Coucher de soleil sur la garrigue et l'horizon cévenol July 27 Ma Cévenne...De retour de vacances superbes dans les Cevennes, vous trouverez le reportage en 86 photos au cœur de ce fabuleux massif dans l'album (colonne de droite). Montagnes, forêts, châtaigniers en fleur, clèdes perdues, petits villages, torrents superbes, vasques à plonger, petits coins secrets, entre Valat encaissés et Causses désolés, chaos grandioses, faïsses et bancel, ... des paysages splendides et la joie d'arpenter une montagne à taille humaine, un havre de paix tranquille et sauvage, terre historique et refuge protestant, sur les traces de Stevenson, ou presque. En attendant, quelques premières images... Saint André de Valborgne En montant au tunnel des Marquaires, habitat typique et la lune dans le ciel la Can de l'Hospitalet avec vue sur Barre-des-Cévennes Horizon bleu, paysage cévenol depuis l'observatoire météo du Mont Aigoual... Beau fixe, très rare ici où il pleut plus de 2m d'eau par an. L'eau, la vie, les Cévennes ! July 01 le retour du son...Arpenter la montagne, gravir les parois... des cîmes mais aussi du son, voilà de quoi ouvrir un peu mon univers en espérant que ces choix permettent d'atteindre d'autres sommets. Le retour du son, c'est dans la colonne de droite de cet espace perso. Vous retrouverez régulièrement mes playlistes préférées élaborées sur l'excellent site deezer.com comme celle-ci un peu décalée intitulée : "les reprises qui tuent". Que des reprises à écouter comme vous le sentez ou plutôt comme vous l'entendez, un peu comme si vous aviez un Jukebox au bout de la souris. Pour celles et ceux qui auraient pris la petite porte et le simple blog, l'espace perso, c'est la même chose avec tout ce qui va bien en plus comme les albums photo. C'est par là: norgeff.spaces.live.com Bonne écoute... June 27 Vallouise, la lune sonne midiJeudi 26 juin - journée à Vallouise, au travail, ça n'empêche pas le plaisir de profiter du cadre June 22 Semelles de vent à la Tête d'AmontEnclave calcaire enfoncée dans le flanc du massif des écrins, dominant le haut val Durance, le massif du Montbrison domine son environnement et en impose par ses dimensions. Suffisamment à bonne distance des haut sommets, il n'en subi pas l'ombre ni l'influence; il est le miroir de dalles claires des géants de glace. Contreforts, piliers, aiguilles, tenailles de couleurs ocres, rouges, grises et bleues, citadelle minérale gardant l'entrée de la Vallouise, comment ne pas être attiré par cette cime coiffée de dômes herbeux et arrondis. Élançant ses parois depuis les grandes forêts de pins et les ravins immenses, ce paradis du grimpeur ne sera pas le cadre d'une belle voie cette fois-ci à l'instar du pilier Rouge Hebdo. Terrain d'aventure du randonneur sportif pour le coup, au départ de Vallouise cette ballade est une invitation à l'effort et à la découverte de cette vallée magnifique. S'élevant petit à petit par le (très) raide sentier, le réseau de vallées se développe à la manière d'un aérostier à bord de sa montgolfière. Au sortir de la forêt, la montagne des hommes laisse définitivement la place à la montagne inaccessible à jamais sauvage. Personne d'autre aujourd'hui, face à Narreyroux... Il est vrai qu'avec 1700m de dénivelée on a le temps de s'imprégner ! Place aux images... Le Montbrison depuis Narreyroux et la tête d'amont où subsistent quelques névés, le point culminant à droite (photo de la veille, 21 juin) Et l'inverse avec les photos du jour. Puy Saint vincent 1400, le vallon de Narreyroux et l'Aiglière (3300 m) Pelvoux en fond de vallée, on devine la confluence d'Ailefroide et par dessus tout: Pelvoux, Pic Sans Nom et Ailefroide. Du sommet de la tête d'amont, l'Argentière la Bessée 1800 m plus bas et le val Durance s'étire vers le sud. Alpages fleuris, couleurs pures. Panorama avec à droite la Vallée d'Ailefroide et celle d'entre les Aigues en face et le village de Vallouise Le massif des Ecrins, le Glacier Blanc un peu à droite du sommet du kairn et la vallée de Chambran tout à droite June 21 Etincelle d'été En ce 21 juin de solstice d'été, et au gré du retour à des climats très agréables, voici une macro de fleur de mélèze prise le 20 juin dans le splendide vallon de Narreyroux pour une rando du vendredi après-midi des plus relaxante. Les fleurs rouges (femelles) à la différence des fleurs jaunes (mâles) sont à l'origine cônes renfermant
les graines. Couleurs vives, cadre magique, la neige à portée de main, un ciel pur et la chaleur agréable en ces hauts lieux. Après-midi Vallouisienne superbe ou comment profiter de chaque instant... June 15 Suprême de Taillefer mi figue-mi raisin très réussi ! Vraiment pas de chance avec la météo en ce moment. J'ai longuement hésité à maintenir la journée d'initiation du club au Rateau Ouest. Finalement, la perspective de faire de la route avec la probabilité de prendre la neige en haute altitude aura eu raison du déplacement. Plutôt qu'un dimanche Graverot, il sera Mortillon! Le Taillefer pour cadre et le couloir du sergent Pinelli pour objectif voilà qui fera l'affaire à deux pas de la maison. Départ ce matin certainement pas à l'heure du boulanger, ni celle du laitier mais du cafiste tranquille... soit 8h45. La combe Oursière démarre raide par un sentier directe un peu boueux, très humide où coule un ruisselet d'eau. La forêt de pins immenses est superbe d'un vert éclatant comme l'ensemble de la végétation. Un tapis de fleurs couvre d'abord la lande à bruyère comme ces élégantes anémones soufrées, puis les alpages supérieurs malgré la fraîcheur et un petit vent sur les crêtes. Le petit groupe de 9 s'étire puis se retrouve à l'abri de la grande corniche du lac de la courbe. On s'équipe tranquillement avant de rejoindre le pied du couloir. Rapidement on finit de s'arnacher, crampons et piolet, le but de la journée est bel et bien de se remémorer les bons réflexes et les petits gestes techniques comme l'encordement, les anneaux de buste,... Rien ne vaut de se dégourdir les pattes et d'appliquer dans la pente les petits conseils distillés. Le jeu prime sur l'enjeu, ce petit couloir de 150 m à 40/45° s'y prête parfaitement d'autant que le cadre est superbe au dessus du petit lac pas encore dégelé. Ascension ludique, neige portante mais souple, chacune des trois cordées se fait plaisir et s'offre même une petite variante mixte très sympathique. On atteint la croix assez rapidement ce qui donne l'impression d'atteindre un vrai sommet pointu de l'alpe sublime. Il est midi pétantes, cordes, piolets, crampons en feux d'artifice qui laissent la place aux cabas éventrés et aux ventres remplis. Nombreux sont ceux du groupe qui n'avaient jamais gravi ce petit cordon de neige, il règne une ambiance assez badine... ça fuse. Nous sommes gâtés, la neige s'invite à la fête en petits flocons duveteux. Dimanche de juin plein de contrastes alors que s'engage la descente. Pas d'empressement, aujourd'hui le plaisir d'être en montagne s'exprime pleinement et au détour du sentier le jeux de trois marmottes peu farouches me permet de prendre le temps de la chasse... d'images! La descente se termine, on entend un tétras tout près et, dans l'élan, les cuisses probablement un peu lourdes, impossible de s'arrêter avant de s'échouer à la terrasse d'un Bar à l'Alpe du Grand Serre... Pffffff, un sport bien dangereux, et une montagne truffée de pièges ! Sur le sentier avec vue sur l'Obiou Le Lac et la Cabane de Brouffier, l'hiver s'accroche encore un peu. Le Lac de la Courbe et la Croix de Belledonne On s'équipe ! Nico, Josiane, Hervé et claire in ze couloir Pinelli... La pression ? connais pas ! Claire, Hervé et Josiane dans la variante du Couloir Pinelli et le petit lac pour cadre La Croix du Sergent Pinelli avec vue sur le Grésivaudan et Grenoble L'Obiou toujours... Rencontre au sommet ! Anémone soufrée et Gentianes par centaines June 08 En juin ne quittes pas un fil... Il me semblait plutôt que cette phrase convenait pour le mois d'avril. On dirait bien cette année que ça colle aussi pour mai et juin... ! Au gré de ce samedi 7 juin après-midi en balade pluvieuse au dessus de la Roche de Rame, au Lauzet et en direction du lac de l'ascension, petite pause au lieu dit "rocher rouge", altitude 1936m. Magnifiquement pourri ce printemps en montagne. Une coupe de bois, des grumes entassées et des araignées qui s'en donnent à coeur joie. Une multitude de gouttes d'eau comme des perles de cristal sur cette architecture parfaite de la toile et c'est toute une ambiance de cette belle randonnée qui est résumée. Fraicheur, la brume monte et descend, s'étire, file dans les arbres comme une eau laiteuse dans les remous et les rochers, humidité qui transpire et qui s'infiltre. Le proverbe et par extension la métaphore, vaut donc aussi pour l'araignée qui tisse sa toile en toutes conditions. May 27 Revoir Turin...Drôle de titre pour ce message, et pourtant... Il introduit un chimiste et grand écrivain italien
libéré du camp d’Auschwitz en janvier 1945. Primo Lévi relate son expérience
dans "Si c’est un homme" (Se Questo è un Uomo), chef-d’œuvre magistral d'humanité. Moins connu mais
tout aussi capital, le livre "la Trêve" raconte son très long
retour jusqu’à Turin, sa ville natale après 10 mois de voyage à travers
l'Europe de l'est. La digression d'introduction valait le détour et me
ramène tout simplement à Turin, pour ce superbe WE de visite dans la
capitale du Piémont, la belle cité alpine. Les Jeux olympiques sont
passés par là et ont permis à la ville de faire son travail de
valorisation patrimonial. Beaucoup de joyaux révélés, un centre ville
riche et varié carroyé en artères commerçantes couvertes en arcades. De
magnifiques places monumentales, des perspectives superbes,
les palais de la famille royale de Savoie, l'empreinte du patrimoine
baroque qui comme cette ville demande de faire l'effort d'entrer dans
son chœur pour en découvrir les trésors. Laissez-vous donc guider en
quelques photos prises au détour d'une terrasse de café, d'une visite,
et finalement des errances inspirées par le goût de la découverte en
partage, comme des enfants insatiables de curiosité. Ce cabotage a le goût et la saveur douce amère de la dolce vita en se léchant les doigts des restes de succulents chocolats fondus dégustées en route. Revoir Turin, oui certainement ! Depuis la terasse d'un café, magnifique galerie couverte sous verrière, façades en marbres blanc écrus rendant bien la lumière. De belles frises à feuilles d'acanthe. Au zénith de la coupole de l'église Sans Lorenzo, monument de l'art baroque religieux. Muséo Egizio consacré à l'égyptologie. Cette salle sombre à miroirs est impressionnante, très bien mise en lumière et scénographiée Extrait du livre des morts et le mythe d'Osiris. Il dirige ici à gauche le tribunal divin pendant la pesée du cœur, les bras croisés sur la poitrine, portant la couronne Atef, peint aux couleurs vertes. Détails particuliers avec ces bas reliefs de scènes musicales et ce chat doré au regard impérial. "...C'est l'esprit familier du lieu; il juge, il préside, il inspire toute chose dans son empire; Peut-être est-il fée, est-il dieu?..." L'église Sans Lorenzo depuis la galerie du Palazzo Madame Détail dans la galerie superbe du Palazzo Madame Arrivederci Torino... May 17 Une montagne de contrastesTemps pourri, pas de problème, il suffit de prendre ce qu'il faut. Direction la Tête de la Draye et même un peu plus haut à la côte 2200 mètres en cette journée de forts contrastes météorologiques. Averses, soleil, brouillard... j'aime aussi me retrouver dans cette montagne aux apparences hostile. Il faut alors chercher son bonheur ailleurs que dans le spectacle d'un paysage radieux. Quelques images d'ambiance... Ailefroide, altitude 1500 m. Les arbres en fleur et le chemin qui s'insinue entre les maisons Une renoncule des Alpes superbe Changement d'ambiance à 2200m avec ce mélèze rabougri et torturé Jeu de brouillard sur les versants et les arêtes Le versant de la Draye en plans successifs La haie de mélèze Narcisses éclatant dans la vallée à Pelvoux. May 12 Magique Ponteil... "Yakafokon": TD+, 150m, 6b+ max "L'Araignée": TD, 150m, 6b max Très belle clôture de ce WE de Pentecôte, qui entérine le retour à la montagne après les péripéties automobile de la mi avril. 3ème jour et je laisse volontiers à Victor le soin de choisir le menu après s'être mis d'accord sur l'activité: ce sera escalade. La préférence va au Ponteil, cette splendide paroi de calcaire rouge au rocher sublime et très travaillé sur la commune de Champcella. Nous jetons notre dévolu sur la partie droite de la face haute de 150 m avec deux voies dont le départ est commun sur quelques mètres. "Yakafokon" et "L'Araignée". Vous comprendrez très vite avec les images ci-dessous que le lien avec les arachnides n'est pas là pour le fun. Les araignées affectionnent murs et plafonds, exactement ce qu'il nous attend: des murs verticaux et une forêts de surplombs et de toits monstres. Quant au "Yakafokon", là au moins je ne peux pas vous dire mieux, faudra pas se la couler douce pour avancer. Journée de belle escalade jusqu'à ce que mort des bras s'en suive... Amen! Avec la satisfaction supplémentaire d'être, encore une fois quasiment seuls avec deux autres cordées éparpillées dans la parois et invisibles. Que demander de mieux sinon admirer le balai extraordinaire des hirondelles joueuses. Victor au départ pour "Yakafokon". C'est pas compliqué, c'est écrit dessus! Belle escalade dans une forêt de surplombs Des passages aériens avec vue imprenable sur le Val Durance Nrbr, dans un passage en 6a+, verticalité et grimpe extérieure Dans "L'Araignée": ébouriffant n'est ce pas? Victor en dülfer sous le monstre toit de "L'Araignée" Rencontre assez cocasse avec cette peluche dans la fissure. Le regard sur le grimpeur, elle semble dire "Ben mon gars, t'as pas fini d'en baver avec ce qui t'attends, un beau 6b bien athlétique Hi Hi Hi!!!!". C'est ça, marre toi la peluche ! Quelques fleurs printanières que je vous offre de bon cœur. May 11 Une belle virée à TramouillonTramouillon - Paroi du Lys : "3ème génération": TD, 200m, 6c max Une nouvelle fois la cordée Triévo-Matheysine est réunie, cette fois-ci pour le meilleur (rapport à Gic'n roll). Il s'agit là, rappelons le, d'une exception historique rarissime, aux limites de l'hérésie sud iséroise. Qu'un Triévois et un Matheysin fassent cordée ensemble on n'avais pas vu ça depuis tellement longtemps que plus personne ne s'en souvient. Un bien beau pied de nez à la fameuse maxime populaire: "Vaut mieux avoir un loup dans son jardin qu'un Matheysin comme voisin". Cette expression pouvant être tout à fait inversée suivant son point de vue rive droite ou gauche du Drac. Pour l'occasion nous sommes accompagnés de Damien, ardennais d'origine, comme quoi on peut aussi être ouvert! Une bien belle voie soutenue mais pas trop, raide comme il faut, dans le cadre sublime du vallon de Tramouillon au-dessus du Ponteil, surplombant le Val Durance. Calme et tranquillité absolue, pas un bruit, personne autour, nous avons donc pu libérer le sud isérois qui sommeille en nous à grand renfort d'exclamations d'un autre monde. Quelques moments volés dans cette superbe voie: Victor oublie son "réverso" au relais de la troisième longueur, qu'à cela ne tienne, pour Damien la sentence est immédiate et claque comme un couperet: "Sans être excessif, on peut raisonnablement penser que t'es un boulet". Sans appel en effet ! Séquence "Ballisto" au relais un peu plus haut. Une grave question stratégique se pose à savoir s'il vaudrait mieux le manger avant le 6c ou après. Damien étant un farouche partisan de se goinfrer après... nous le suivons dans cet acte de contrition. Relais suivant, le fameux 6c est derrière nous et pour Victor c'est le meilleur biscuit au monde à ce moment précis, mais attention à bien faire aussi la différence entre une "Pom'potte" et "Polpot", l'un des deux s'est avéré très toxique. Qu'on se le dise. La grande ambiance pour cette journée de grimpe pas banale dans les petits coins presque sauvages des Ecrins mais tellement tranquilles et bucoliques. Voici quelques photos: La passerelle en bois permet de traverser le torrent de Tramouillon: 15 mn d'approche, impeccable. Victor au prises avec le 6b de la deuxième longueur. Suivi par Nrbr dans le même passage Point trop n'en faut du stress, tranquilles au relais. Le "crux" de la voie avec un 6c athlétique mais pas trop long. Photo de gauche, Damien en tête. Photo de droite, le même passage vu du relais avec Nrbr et Victor On est pas bien là ! Et pour finir, clin d'œil à notre merveilleux cadre et la nature qui sort de sa torpeur hivernale. Superbe. |
voici la liste non exhaustive des blogs de parents ou amis sans liens forcément avec la montagne
|
|||||||||||||||||||||||||||||
|
|