Norbert's profileA LA VERTICALE DE...PhotosBlogLists Tools Help

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    May 27

    Revoir Turin...

    Drôle de titre pour ce message, et pourtant... Il introduit un chimiste et grand écrivain italien libéré du camp d’Auschwitz en janvier 1945. Primo Lévi relate son expérience dans "Si c’est un homme" (Se Questo è un Uomo), chef-d’œuvre magistral d'humanité. Moins connu mais tout aussi capital, le livre "la Trêve" raconte son très long retour jusqu’à Turin, sa ville natale après 10 mois de voyage à travers l'Europe de l'est. La digression d'introduction valait le détour et me ramène tout simplement à Turin, pour ce superbe WE de visite dans la capitale du Piémont, la belle cité alpine. Les Jeux olympiques sont passés par là et ont permis à la ville de faire son travail de valorisation patrimonial. Beaucoup de joyaux révélés, un centre ville riche et varié carroyé en artères commerçantes couvertes en arcades. De magnifiques places monumentales, des perspectives superbes, les palais de la famille royale de Savoie, l'empreinte du patrimoine baroque qui comme cette ville demande de faire l'effort d'entrer dans son chœur pour en découvrir les trésors. Laissez-vous donc guider en quelques photos prises au détour d'une terrasse de café, d'une visite, et finalement des errances inspirées par le goût de la découverte en partage, comme des enfants insatiables de curiosité. Ce cabotage a le goût et la saveur douce amère de la dolce vita en se léchant les doigts des restes de succulents chocolats fondus dégustées en route. Revoir Turin, oui certainement !


    Depuis la terasse d'un café, magnifique galerie couverte sous verrière, façades en marbres blanc écrus rendant bien la lumière. De belles frises à feuilles d'acanthe.


      Au zénith de la coupole de l'église Sans Lorenzo, monument de l'art baroque religieux.


    Muséo Egizio consacré à l'égyptologie. Cette salle sombre à miroirs est impressionnante, très bien mise en lumière et scénographiée


    Extrait du livre des morts et le mythe d'Osiris. Il dirige ici à gauche le tribunal divin pendant la pesée du cœur, les bras croisés sur la poitrine, portant la couronne Atef, peint aux couleurs vertes.


    Détails particuliers avec ces bas reliefs de scènes musicales et ce chat doré au regard impérial. "...C'est l'esprit familier du lieu; il juge, il préside, il inspire toute chose dans son empire; Peut-être est-il fée, est-il dieu?..."


    L'église Sans Lorenzo depuis la galerie du Palazzo Madame


    Détail dans la galerie superbe du Palazzo Madame

    Arrivederci Torino...


    May 17

    Une montagne de contrastes

    Temps pourri, pas de problème, il suffit de prendre ce qu'il faut. Direction la Tête de la Draye et même un peu plus haut à la côte 2200 mètres en cette journée de forts contrastes météorologiques. Averses, soleil, brouillard... j'aime aussi me retrouver dans cette montagne aux apparences hostile. Il faut alors chercher son bonheur ailleurs que dans le spectacle d'un paysage radieux. Quelques images d'ambiance...


    Ailefroide, altitude 1500 m. Les arbres en fleur et le chemin qui s'insinue entre les maisons


    Une renoncule des Alpes superbe


    Changement d'ambiance à 2200m avec ce mélèze rabougri et torturé


    Jeu de brouillard sur les versants et les arêtes


    Le versant de la Draye en plans successifs


    La haie de mélèze


    Narcisses éclatant dans la vallée à Pelvoux.
    May 12

    Magique Ponteil...

    "Yakafokon": TD+, 150m, 6b+ max
    "L'Araignée": TD, 150m, 6b max

    Très belle clôture de ce WE de Pentecôte, qui entérine le retour à la montagne après les péripéties automobile de la mi avril. 3ème jour et je laisse volontiers à Victor le soin de choisir le menu après s'être mis d'accord sur l'activité: ce sera escalade.
    La préférence va au Ponteil, cette splendide paroi de calcaire rouge au rocher sublime et très travaillé sur la commune de Champcella.
    Nous jetons notre dévolu sur la partie droite de la face haute de 150 m avec deux voies dont le départ est commun sur quelques mètres. "Yakafokon" et "L'Araignée". Vous comprendrez très vite avec les images ci-dessous que le lien avec les arachnides n'est pas là pour le fun. Les araignées affectionnent murs et plafonds, exactement ce qu'il nous attend: des murs verticaux et une forêts de surplombs et de toits monstres. Quant au "Yakafokon", là au moins je ne peux pas vous dire mieux, faudra pas se la couler douce pour avancer.
    Journée de belle escalade jusqu'à ce que mort des bras s'en suive... Amen! Avec la satisfaction supplémentaire d'être, encore une fois quasiment seuls avec deux autres cordées éparpillées dans la parois et invisibles. Que demander de mieux sinon admirer le balai extraordinaire des hirondelles joueuses.



    Victor au départ pour "Yakafokon". C'est pas compliqué, c'est écrit dessus!


    Belle escalade dans une forêt de surplombs


    Des passages aériens avec vue imprenable sur le Val Durance


    Nrbr, dans un passage en 6a+, verticalité et grimpe extérieure


    Dans "L'Araignée": ébouriffant n'est ce pas?


    Victor en dülfer sous le monstre toit de "L'Araignée"


    Rencontre assez cocasse avec cette peluche dans la fissure. Le regard sur le grimpeur, elle semble dire "Ben mon gars, t'as pas fini d'en baver avec ce qui t'attends, un beau 6b bien athlétique Hi Hi Hi!!!!". C'est ça, marre toi la peluche !


    Quelques fleurs printanières que je vous offre de bon cœur.


    May 11

    Une belle virée à Tramouillon

    Tramouillon - Paroi du Lys : "3ème génération": TD, 200m, 6c max

    Une nouvelle fois la cordée Triévo-Matheysine est réunie, cette fois-ci pour le meilleur (rapport à Gic'n roll). Il s'agit là, rappelons le, d'une exception historique rarissime, aux limites de l'hérésie sud iséroise. Qu'un Triévois et un Matheysin fassent cordée ensemble on n'avais pas vu ça depuis tellement longtemps que plus personne ne s'en souvient. Un bien beau pied de nez à la fameuse maxime populaire: "Vaut mieux avoir un loup dans son jardin qu'un Matheysin comme voisin". Cette expression pouvant être tout à fait inversée suivant son point de vue rive droite ou gauche du Drac. Pour l'occasion nous sommes accompagnés de Damien, ardennais d'origine, comme quoi on peut aussi être ouvert!

    Une bien belle voie soutenue mais pas trop, raide comme il faut, dans le cadre sublime du vallon de Tramouillon au-dessus du Ponteil, surplombant le Val Durance. Calme et tranquillité absolue, pas un bruit, personne autour, nous avons donc pu libérer le sud isérois qui sommeille en nous à grand renfort d'exclamations d'un autre monde.

    Quelques moments volés dans cette superbe voie:

    Victor oublie son "réverso" au relais de la troisième longueur, qu'à cela ne tienne, pour Damien la sentence est immédiate et claque comme un couperet: "Sans être excessif, on peut raisonnablement penser que t'es un boulet". Sans appel en effet !

    Séquence "Ballisto" au relais un peu plus haut. Une grave question stratégique se pose à savoir s'il vaudrait mieux le manger avant le 6c ou après. Damien étant un farouche partisan de se goinfrer après... nous le suivons dans cet acte de contrition. Relais suivant, le fameux 6c est derrière nous et pour Victor c'est le meilleur biscuit au monde à ce moment précis, mais attention à bien faire aussi la différence entre une "Pom'potte" et "Polpot", l'un des deux s'est avéré très toxique. Qu'on se le dise.

    La grande ambiance pour cette journée de grimpe pas banale dans les petits coins presque sauvages des Ecrins mais tellement tranquilles et bucoliques. Voici quelques photos:


    La passerelle en bois permet de traverser le torrent de Tramouillon: 15 mn d'approche, impeccable.


    Victor au prises avec le 6b de la deuxième longueur.


    Suivi par Nrbr dans le même passage


    Point trop n'en faut du stress, tranquilles au relais.


    Le "crux" de la voie avec un 6c athlétique mais pas trop long.
    Photo de gauche, Damien en tête. Photo de droite, le même passage vu du relais avec Nrbr et Victor


    On est pas bien là !


    Et pour finir, clin d'œil à notre merveilleux cadre et la nature qui sort de sa torpeur hivernale. Superbe.

    May 10

    La momie et le revenant...

    Retour à la haute montagne ou presque en ce samedi un peu couvert. 4 semaines sans ski de montagne voilà qui commençait à faire un peu beaucoup. Eu égard à ma tentative sans succès de vaincre l'apesanteur avec ma voiture et la casse occasionnée, il me fallait trouver absolument des planches. Grâce au prêt d'une paire d'enclumes rudement efficace de la part de David, me voilà prêt pour le pré, celui de Madame Carle évidemment. Direction le Glacier Noir avec pour objectif la Bosse de la Momie. Pas banal ça, une momie pour un revenant!
    La Bosse de la Momie est une protubérance ruinée dont est affublé l'impressionnant versant nord du Pelvoux. Cette montagne est peut être un Quasimodo mais quelle vue ! surplombant le pré de madame Carle de 1200 m à pic, on embrasse du regard tout le cirque aval du glacier Blanc avec les Agneaux et l'ensemble du Glacier Noir avec en profil l'alignement de faces nord se dressant d'une hauteur de 800m au kilomètre entre Pelvoux, Pic Sans Nom et Ailefroide.
    Une magnifique rando que le ciel un peu couvert n'aura pas suffi à gâcher. Un bel itinéraire en colimaçon et quel plaisir immense d'être là. J'étais accompagné d'un skieur que j'ai rattrapé dans le bas et qui m'a doublé dans le haut. Nous sommes descendus ensemble. Sympa !


    Le sommet de la Bosse de la Momie: alt 3058 m. Corniches sur fond d'arête pelvousienne


    Le Glacier Noir avec de droite à gauche la face sud de la Barre des Ecrins, le col des Avalanches au centre et son couloir rectiligne, le Fifre que l'on devine et le Pic Coolidge à gauche. Tout ce petit monde la tête dans les nuages, bien raccord avec le skieur-photographe d'ailleurs en pleine contemplation.


    Mes enclumes et mes bâtons encadrent le fond du Glacier Noir et le Col de Coste Rouge avec son couloir oblique.


    Le pré de Madame Carle comme j'aime à le fréquenter. Pas de voiture, pas de parking. Au moins là, t'as vraiment pas l'impression d'aller faire tes courses au centre commercial.


    On dirait bien que c'est par là que ça se passe le retour...
    May 04

    Une bouse au Paradis...

    Le paradis sur terre existe, nous l'avons trouvé en Dévoluy ce WE. Deux jours de grimpe au Gicons entre samedi et dimanche dans le cadre merveilleux de cette vallée. Si le samedi nous avons travaillé les couennes de la "pierre aux lièvre" avec un 6c à la clé (sous vos applaudissement), dimanche il n'y avait guère que le cadre pour agrémenter la journée.
    Peut-être que les aficionados de ce blog se souviennent qu'il était une rubrique en attente d'un sujet précis et qui était intitulée: "Les pires bouses que j'ai jamais grimpées". Et bien voilà, nous y sommes enfin. Et il ne s'agit pas de la petite "bousette" genre crottin de chèvre. Non, là c'est de la catégorie internationale, une perle rare.
    "Gic'N Roll" et sa sémantique tombait plutôt bien dans la tendance actuelle très Rock'n roll. Une voie nouvelle sur cette paroi au calcaire à silex lumineux dans un degré de difficulté abordable, pour un début de saison laissait imaginer une belle envolée. Elle mesure bien 250 m, avec 11 longueurs, mais voilà, c'est tout. Pour le reste c'est jardiland et rocher en kit au programme, sans oublier le fameux passage de 6b court certes mais bien délité. A se demander parfois entre la végétation et le rocher lequel retient l'autre. Comme dit Victor: "si c'était pour aller jardiner, ça servait à rien de faire autant de route" (parole de triévois). Enfin bon, une voie qui ne restera pas dans les annales sinon pour la vue face à la chaine qui va du Pic de Bure à l'Obiou d'un côté et du Rabou au Faraud de l'autre, enneigée pour l'occasion sous le radieux soleil de ce début mai. Magique ! Magique aussi les nombreuses fleurs qui sortent et le fait que nous ayons la paroi pour nous.
    Quelques images ci-dessous prises avec mon téléphone portable, d'où la qualité moyenne, puisque j'avais oublié la carte mémoire de l'appareil photo à la maison.


    L'Obiou depuis la plaine des Pélissiers (Cordéac, Trièves). Certains apprécieront le choix du sépia, presque doré.


    Victor à l'attaque de la 3ème longueur avec un court passage de 5+.


    parfois, être l'ombre de soi-même c'est sympa!


    Comme un livre ouvert: belle dülfer en 5+. On aurait aimé plus de continuité de ce genre.


    Avant dernière longueur en 5+/6a/6a+ et un rocher qui demande moult précautions


    Festival de fleurs, ça commence à sortir de partout.